Ode to a house

It took very little effort to imagine a pack of children scampering off in the yard, as I pulled up the car to a large white house just before lunch on Saturday. The house sits at the heart of the village, a few yards from a great ornate church; various extensions on sloped ground overlook the spot where the big garden used to grow. All over the walls, fish scales of wood dress the house with ancestral charm, and green trim complements it, though I remember it being painted burgundy – I have an old blurry picture somewhere, that I took with my first camera back in the nineties.

It became my private game for that day: conjuring up visions of cousins crouching behind beds playing hide-and-seek, aunts calling up children from the bottom of the twisted carpeted staircase, or uncles sleeping off hangovers on the couch after New Year’s celebrations. We’re all grown up now; some of us have children of our own. Yet, still, my grandmother’s house remained the carefour of an extended family scattered throughout the province; it remained, despite the loss of my grandfather over a decade ago and, more recently, my grandmother herself moving out to lodgings better suited to her failing health. It served through the years as gathering place, shelter and rallying point. The house was permeated with family.

It’s odd that it will not be our first stop on trips to my parents’ neighboring hometowns anymore. My other grandfather’s house – on my father’s side of the family – was sold last year as well, so I am not sure where visits will land us or how often we will make the trip in the years to come. Times are changing.

I took a picture of Xavier in front of the house, to try and hold my past and future in the same image. The little bugger will just NOT stand still!


And Orléane got to meet her great-grandmother for the second time, so we snatched a pic of the 4 generations of women.
Ça n’a presque pas pris d’effort pour imaginer une bande de gamins déguerpir sur la pelouse, alors que je stationnais la voiture devant une grande maison blanche juste avant le dîner samedi. La maison est établie au coeur du village, à quelques verges d’une grande église ornementée; plusieurs extensions sur un terrain en pente s’élèvent devant l’endroit où le grand jardin poussait autrefois. Partout sur les murs, des écailles de bois habillent la maison de charme ancestral, et des moulures vertes complémentent le tout, quoique je m’en rappelle bourgognes – j’en ai une vieille photo floue quelque part, que j’ai prise avec ma première caméra dans les années quatre-vingt-dix.

C’est devenu mon jeu secret pour la journée: faire apparaître des visions de cousins cachés derrière les lits, de tantes appelant leurs enfants du bas de l’escalier tournant en tapis, ou d’oncles qui cuvaient leur vin sur le divan après les célébrations de la nouvelle année. Nous sommes tous adultes maintenant; certains d’entre nous ont des enfants à eux. Pourtant, tout de même, la maison de ma grand-mère est resté le carrefour d’une famille étendue dispersée à travers la province; elle est restée, malgré la perte de mon grand-père il y a plus d’une décennie et, plus récemment, ma grand-mère qui est elle-même déménagée dans un logis mieux adapté à sa santé précaire. Elle a servi à travers les années comme endroit de rassemblement, de refuge et de point de ralliement. La maison respire la famille.

Il est étrange que ce ne sera plus notre premier arrêt lors de voyages dans les villages voisins où mes parents ont grandi. La maison de mon autre grand-père – dans la famille de mon père – a été vendue l’année dernière également, alors je ne sais pas où nos visites dans ce coin nous amèneront, ou combien souvent nous feront le voyage désormais. Les temps changent.

J’ai pris une photo de Xavier devant la maison, pour tenter de tenir mon passé et mon futur dans la même image. Le petit malin ne veut juste PAS rester en place!


Et Orléane a rencontré son arrière-grand-mère maternelle pour la deuxième fois, alors on en a profité pour prendre un cliché des 4 générations de femmes ensemble.


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2 commentaires sur “Ode to a house”

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