Deux jours au Parc du Lac-Témiscouata

Lorsqu’il est libre, l’esprit est naturellement serein, de même que l’eau non agitée est par nature limpide et claire.

Proverbe tibétain

On revient d’un week-end enchanteur en famille au Parc du Lac-Témiscouata, dans le Bas-Saint-Laurent. Un peu loin pour deux courtes journées, mais une très belle récompense au bout de la route.

Coucher de soleil « miroir » au Lac Grand-Touladi

Activités

Vraiment, c’est là que le parc brille. En deux petits jours, en gardant un rythme tranquille, on a pu explorer une multitude d’activités :

  • Rive sablonneuse du lac Grand-Touladi
    Juste WOW. Ce lac est un miroir. Le soir de notre arrivée, un peu exténués des 5h+ de route, on l’a découvert dans la dernière lumière du jour et on a été saisis : on aurait dit que la terre arrêtait au rivage et qu’on aurait pu ‘tomber’ dans le ciel.
    C’est vraiment un beau spot le jour également. Le sable est doux et fin. L’eau est limpide. Sur plusieurs dizaines de mètres, l’eau ne fait que 1 ou 2 pieds de profond : un terrain de jeu superbe pour les jeunes et de l’eau CHAUDE sous le soleil. On n’avait pas prévu visiter cette section du parc initialement (on a réservé le vendredi soir à Grand-Touladi à la dernière minute), alors c’était une belle surprise — et la meilleure façon de profiter d’un samedi avant-midi ensoleillé à 25C. La vie fait bien les choses.
  • Planches à pagaie (SUP, paddle board), pédalos, canots et kayaks en location
    À l’improviste, pendant qu’on flânait à la plage du Grand-Touladi, on a décidé de louer un paddle board pour une heure. Une première expérience, et c’était l’endroit parfait pour tester l’activité : l’eau est peu profonde, immobile et limpide. Se tenir debout sur la planche, et voir défiler juste au-dessous de nous algues, moules et petits poissons, c’était vraiment sweet. Honnêtement, je ne voyais pas l’intérêt du paddle board — même ces temps-ci, où on voit des images de « fille qui fait du paddle board au coucher de soleil » dans toutes les publicités, haha… — et je ne pense pas courir m’acheter une planche, mais j’ai aimé ça plus que je pensais. 😉
  • Sentier des Curieux de nature
    Quelques stations de style hébertisme, ciblées pour les enfants, avec une jolie tyrolienne et un petit mur d’escalade.
  • Visite à Cabano via la Navette nautique L’Épinoche
    Pour piétons et vélos, on a apprécié cette mini « croisière » de 15 minutes le samedi après-midi. (Note : réservez votre place à l’avance.) À Cabano (Témiscouata-sur-le-lac), on en a profité pour prendre un dîner tardif au Pub du Lac (une bonne poutine toute garnie!!), visiter le parc Clair Soleil (y essayer les drôles de modules et admirer la roseraie) et faire un arrêt crème glacée aux Folies Glacées. (Ok bon, j’arrête avec les parenthèses…!)
  • Coucher de soleil sur le lac
    Le samedi soir à Anse-à-William, Orléane — qui s’auto-déclare amateure à la fois de plages et de coucher de soleil — nous a fait prendre la direction de la grève pour admirer les derniers rayons. Ça valait le coup!
  • Randonnée de la Montagne-du-Fourneau
    Il y a quelques sentiers au Parc. Le dimanche matin, avant notre départ, on s’est lancés vers la Montagne-du-Fourneau, une boucle de 5.7 km qui est, vous l’aurez deviné, en montagne. Ça grimpe pas mal sans arrêt durant la première moitié, et il n’y a qu’un seul point de vue, mais… tout une vue! On surplombe le lac, les municipalités autour et des kilomètres à la ronde. La descente prend moins de cardio; on a complété la boucle en 1h30-45 environ, mais sans se laisser beaucoup de pauses.
  • Location de vélos (gratuit pour les enfants)
    On n’a pas profité de ce perk, mais c’est un beau service offert par la SEPAQ pour les familles. Il semblait y avoir plusieurs vélos disponibles.

Installations, terrain et aménagement

Le parc fait partie de la SEPAQ, et les installations sont bonne qualité : bien entretenues et récentes, accessibles, douches gratuites. Un petit bémol : les terrains de camping étant très bien espacés, par conséquent les installations sanitaires sont toujours un peu loin (particulièrement pour un petit pipi à 3 heures du matin!) — un petit détail à surveiller lors du choix de terrain.

Les terrains comme tel sont super bien : beaucoup d’intimité, nivellés, secs/sur roche et avec une grille sur le rond de feu. On a campé à Grand-Lac-Touladi, terrain 12, le vendredi soir — attention, c’est un coin très familial… c’était plutôt bruyant jusqu’à 11pm (alors qu’on était assez crevés le premier soir 🤷‍♀️). Le samedi on a dormi à Anse-à-William, terrain 27.

D’autres petits trucs à noter : il faut traverser tout le parc pour aller… pas mal partout. Google Maps donnera un temps d’arrivée pour l’entrée du parc, alors prévoir un peu plus de temps vers votre destination. D’autant que les routes, invariablement, sont toutes en zig zag. Tout le temps. Ouf.

Qu’est-ce qu’on mange en camping

Cette fois, on a sauté un peu la cuisine (et la vaisselle) de camping :

  • McDo sur la route pour le souper vendredi.
  • Croissant et toasts pour les déjeuners — on a ramené la vaisselle sale à la maison, hihi!
  • Fruits et grignotes le samedi.
  • Dîner poutine vers 14h30 au Pub du Lac, et crème glacée.
  • Souper… pas vraiment faim, on s’est contentés de crudités!
  • Sous-marins aux viandes froides et cerises sur la route du retour.

Le pays du soleil

Le Bas-Saint-Laurent continue de nous dévoiler des petites merveilles. (Et on ne parle même pas des noms de ville surprenants et rocambolesques qui nous divertissent sur le chemin… « Recul-à-Rankin »… y’a du monde qui écrivent ça dans leur adresse?) Une contrée paisible où on reviendra explorer à nouveau.

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